Association Internationale des Libraires Francophones

Librería Francesa, Mexico, Mexique

 Mexique Photo Libreria Francesa

Par Julieta Salgado, Librería Francesa, Mexico, Mexique

Le confinement
Au Mexique, les précautions liées au Coronavirus concernent l’ensemble du secteur culturel. Toutefois, récemment, dans le journal El Excelsior, presque la moitié des librairies du quartier ne pourront pas ré ouvrir et n’arrivent pas à couvrir les salaires, le prix des logements ce qui nous confère un grand sentiment de solitude.
Notre librairie se trouve dans un centre commercial donc la direction nous a donné l’opportunité d’avoir des rendez-vous à porte fermée, jours et horaires réduits. J’ai fermé uniquement la première semaine mais cela semblait insuffisant donc j’ai pris des rendez-vous les mardis et jeudis de midi à seize heures. J’ai beaucoup communiqué avec nos contacts via la page Facebook et réalisé des envois à domicile ou personnellement déposé les livres lorsque les clients n’habitaient pas loin de la librairie.
Le deuxième point de vente est fermé depuis un mois. A présent, les livres sont chez moi car je n’arrive pas à payer deux locations. Mais le plus difficile a été de licencier une de mes collaboratrices. Toutefois, en étant bénéficiaire d’une aide exceptionnelle du CNL, j’ai pu honorer certaines factures car en dehors de cette aide, aucun soutien local n’est possible.

Le déconfinement
Des protocoles sanitaires ont été diffusés incluant l’usage d’un masque obligatoire, le respect de la distanciation d’un mètre, le lavage des mains, les horaires décalés, le télétravail pour beaucoup d’entreprises, les classes virtuelles. Mais la librairie est très petite (28 m²) d’où la nécessité d’avoir un seul client à la fois. Pour respecter aussi cette distanciation, nous devons être une seule libraire à la fois, donc nous travaillons une journée sur deux, avec des horaires réduits.
Le plus difficile est sans doute la pression des clients à cause des délais, de la distance ou bien du temps pour attendre en dehors de la librairie, nous habitons dans une ville très grande, ce qui génère du stress.

Certains clients se montrent cependant solidaires et les institutionnels en France comme le CNL l’ont également été mais au Mexique, nous n’avons aucun soutien.

Lien vers le portrait de la librairie